29 juin 2006

Activités ayacuchanaises

Voilà plus de deux semaines que je suis arrivé à Ayacucho et je ne vous ai toujours pas tenu informés de mes occupations dans la montagne, honte à moi, qu'à cela ne tienne, je m'en vais de ce pas réparer mon erreur.

Comme je vous l'ai déjà mentionné dans un article précédent, je travaille ici dans une autre antenne de l'association pour laquelle j'ai déjà été volontaire à Ventanilla. Le but est toujours le même, venir en aide à la jeunesse péruvienne.
Les mardis et vendredis, Adrien et moi nous rendons à Huanta, un village situé à un peu plus d'une heure de route d'Ayacucho. Les paysages qui nous entourent sur la route sont magnifiques (j'essaierai de vous mettre quelques photos mais je ne vous promets rien).
Le reste de la semaine, nous travaillons avec les enfants d'Ayacucho, en centre ville. Ceux-ci travaillent presque tous dans la rue, le plus souvent comme cireurs de chaussures ou vendeurs de produits en tout genres. Ils sont donc en général assez sales et une partie du travail consiste également à faire prendre une douche (quand on en a le temps) à ceux qui en ont le plus besoin.


Un mardi à Huanta

Ce mardi là, plutôt que de nous rendre au centre en début d'après-midi, nous avons décidé d'y aller dès le matin afin de préparer les activités de l'après-midi et de nettoyer le local. Oui mais voila, le fait est que dans le jardin attenant à la salle de classe se trouve un superbe avocatier...
Vous l'aurez compris, je ne vous en dis pas plus et vous laisse apprécier les photos:


Après deux heures d'un "intense labeur", ou d'une franche partie de rigolade si vous préférez, nous rassemblions sur le sol ce que nous apprécierons plus tard être à peu près 45 kilos d'avocats. Nos bonnes résolutions quelques peu occultées par la faim et la nécessité de se procurer des sacs pour transporter notre butin, nous nous sommes dirigés vers le marché du village. Petite anecdote au passage, une vendeuse du marché nous a demandé de lui acheter ses avocats : "comprame paltas". Elle ne se doutait pas que nous étions en possession du double d'avocats qu'elle avait sur son stand...
Bref, deux sacs solides et un déjeuner plus tard, nous ouvrions le local et cette après-midi là, après avoir fait leurs devoirs et dessiné comme d'habitude:


les enfants ont confectionné des grenouilles parachutées! Oui, c'est vrai, l'idée est quelque peu originale, voir loufoque, mais après avoir penser à leur faire faire des origamis, nous avons également pensé (oui on pense beaucoup ici) à leur faire faire des parachutes. Mais comment lester le parachute ? Avec les grenouilles bien sûr! Aussitôt dit, presque aussitôt fait, après un concours de lancer de "sapo-paracaidos" (grenouilles parachutées), laché groupé!!


Un petit jeu pour finir (épervier pour les connaisseurs) et on fermait le centre avec comme d'habitude, distribution de galettes (genre de tuc) et bonbons à la sortie.


Une fois installés dans le combi avec nos deux énormes sacs d'avocats, on croyait être au bout de nos peines, mais nous nous sommes fait arrêtés en cours de route par une patrouille de police qui cherchait de la drogue. Le Pérou est un des pays qui produit le plus de cocaïne au monde et dans la région, une grande partie de l'économime repose sur cette production. Nous étions installés à l'avant, le policier a ouvert la porte et a briévement examiné nos sacs d'avocats sans paraître étonner le moins du monde de se retrouver en face de deux étrangers sans papiers transportant 45 kilos d'avocats... On peut dire qu'on a eu de la chance! Il n'en a pas été de même pour le pauvre chauffeur qui, après maintes protestations, avait fini par accepter un passager supplémentaire sans pouvoir lui fournir de siège. Les policiers lui ont affligé une amande de 170 soles (environ 40 euros), ce qui est énorme ici. Furieux, il a fini le trajet à une vitesse faramineuse (100 km/h de moyenne), en faisant crisser les neus dans les virages. Inutile de vous dire qu'étant installés à l'avant et voyant d'un côté le flanc de la montagne et de l'autre le ravin, nous n'étions pas rassurés...
Miraculeuseument (une fois de plus), nous sommes arrivés en vie et nous avons profité de cette abondance d'avocats pour faire du guacamole (succulent, j'en ai même fait des conserves).

27 juin 2006

Mieux vaut tard que jamais!

Bon, suivant le vieil adage énoncé précédemment et étant donné que je posséde quelques photos me le permettant, je vais vous présenter, brièvement tout de même, Ventanilla, la ville où j'ai séjourné durant environ un mois.

Quelques photos de la ville:





Le tas de sable que l'on peut remarquer sur la route provient du fait que quelqu'un fait des travaux dans sa maison (ce phénomène se produit fréquemment).

Un quartier très pauvre:


Vues depuis les collines:


Le marché principal de Ventanilla (il doit y en avoir au moins une petite dizaine car c'est quasiment le seul endroit où les gens font leurs courses):

Boucheries (à notetr un manque d'hygiène assez important qui peut faire comprendre quelques problèmes digestifs):

Poisonnerie (même remarque que précédemment):

Marchand de fruits et légumes tout à fait différents de ceux que l'on peut trouver en France (oui je sais, mes remarques sont pas franchement intéressantes mais je fais ce que je peux):

Quelques sauces que nous ne trouverons pas de si tôt en France, piquantes ou douces, elles ont chacune une saveur différente et permettent de préparer de très bons plats (Ah, ça vous intéresse plus déjà... quoique...).


Une allée du marché, partie moins alimentaire:

La maison dans laquelle j'habitais (la partie donnant sur la rue est une épicerie tenue par tous les membres de la famille):

La chambre dans laquelle j'ai lu, fait des bracelets et surtout, dormi:



Sur cette photo, on peut voir trois personnes que j'ai fréquenté souvent durant mon séjour à Ventanilla, de gauche à droite, Melyn (qui m'a fait visiter Ventanilla durant une partie de mon temps libre), Paul (le fils aîné de la famille dans laquelle je résidais) et Kim (tout comme les 2 autres, une volontaire de la brigada). Le petit cabanon que l'on voit sur la gauche est une sorte de restaurant fast-food que l'on trouve beaucoup à Ventanilla (on y sert essentiellement des plats à base de riz et de poulet).

Bon voilà, je sais que c'est un peu tard mais bon, comme dit le dicton, mieux vaut tard que jamais!

P.S: Pour les curieux n'ayant pas deviné, les deux "cobradors" du précédent épisode étaient l'homme à la casquette et tee-shirt gris et celui à la chemise bleue.


22 juin 2006

Les transports au Pérou

Cela fait une éternité que je voulais écrire quelques lignes sur les différents moyens de locomotion du Pérou, voilà qui est fait. Le sujet est assez long mais (je l'espére), tout de même intéressant. Je vous laisse donc apprécier (si vous en avez le courage vu la longueur du texte) "l'article" qui suit.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, il est de mon devoir de vous informer que j'ai tenté d'être le plus objectif possible dans mes propos mais que mon point de vue n'est que partiel vu que je ne suis ici que depuis peu.

Tout d'abord, plaçons nous du côté du piéton.
A lima, les conducteurs ne tiennent pas compte de son existence, il doit donc être plus que prudent afin de préserver sa misérable vie dans cette environnement hostile ou règne la loi du plus fort. Il est également important de noter que malgré les sens uniques, il est toujours utile, voir indispensable, de regarder des deux côtés de la rue avant de traverser étant donné que certains chauffeurs ont la malencontreuse habitude de prendre les voies à contresens.
Explication en image, cette 2x2 voies a tendance à se transformer en 2x 1 voie vu qu'à la droite du terre-plein, il y a des ralentisseurs visant à (je vous le donne en mille) ralentir les véhicules qui descendent.
Dans le reste du pays, le piéton est élevé au rang de lapin, on daigne convenir de son existence et, si cela est possible sans freiner trop brusquement, on l'évite. Il est donc inutile de vous dire que les piétons sont plus que prudents de ce côté de l'océan. Dix jours après mon arrivée à Lima, un enfant de 14 ans est mort renversé par une voiture...

Second point de vue: le conducteur.

Vous l'aurez compris, ici règne la loi du plus fort. C'est donc tout naturellement qu'il n'existe pas de priorité à droite ou à gauche ou tout autre priorité que celle du véhicule le plus imposant. Le système a l'air de plutôt mal fonctionner puisque le premier accident que j'ai vu fut... le premier soir de mon arrivée. Je n'en ai toutefois pas vu non plus énormément depuis lors (4 ou 5), ce qui relève à peu près du miracle. Il est à noter en faveur des conducteurs péruviens que ceux-ci respectent à peu près les feux de signalisation. Toutefois, le langage des voitures est ici assez différent des voitures françaises. En effet, alors que nos voitures sont à peu près muettes et s'expriment en langage des signes (feux stop, clignotants), les autos péruviennes sont assez bavardes. Je n'ai pas encore pu déchiffrer leur langage mais cela ce résume à peu près à ceci:
lorsqu'une voiture freine, elle klaxonne, avant et pendant qu'elle tourne, elle klaxonne et lorsqu'elle sent qu'une de ses comparses s'approche de trop près, devinez la suite, et oui, elle klaxonne encore. Le tohu bohu résultant est pour le moins assourdissant!
En ce qui concerne les sens de circulation, ils sont indiqués par des panneaux présents aux coisements des rues sur lesquels, en plus du nom de la rue, une flèche indique le sens de circulation des véhicules. Il faut toutefois noter que ces panneaux sont présents à peu près une fois sur deux voir moins. J'en conclus que pour conduire ici, il faut presque connaître le plan de la ville en entier avant de prendre le volant (j'exagére un peu vu qu'en regardant le sens dans lequel les voitures roulent, on doit à peu près pouvoir se repérer). Dernière précision du côté du conducteur, pour ceux qui se poseraient la question, ici les boîtes de vitesse sont manuelles.

Les différents moyens de locomotion (hormis les voitures de particuliers):

Je me dois de vous présenter en premier lieu LE moyen de transport le plus utilisé dans les villes du Pérou, j'ai nommé la moto-taxi:
En effet, cet engin largement répandu dans les pays en voie de développement (genre Inde, ou Thaïlande par exemple), n'existe pas en France. Le principe est le même que celui d'un taxi sauf que ça coûte moins cher. Les conducteurs sont plutôt jeunes (environ 25 ans de moyenne) et se livrent à un tuning assez comique de leurs 3 roues.
Je vous laisse apprécier le sigle de la marque nous ne citerons pas :
En ville, c'est le moyen de transport le plus rapide. Le prix d'une course varie de 1 à 3 soles (entre 0.25 et 0.75 euros).

Second moyen de transport répandu en ville, le taxi. La plupart du temps, les taxis sont "colectivos", c'est à dire (vous l'aurez compris), collectifs. Ici, pour être chauffeur de taxi, rien de plus simple, il suffit d'acheter la pancarte qui se place sur le toit et de l'y apposer. Il existe également des compagnies de taxi fonctionnant à peu près comme en France. Il est bien évidemment fortement recommandé de demander le prix avant de monter, que l'on soit touriste ou non. Le prix moyen d'une course tourne aux alentours de 5 soles (un peu plus d'un euro), ce qui est cher pour un Péruvien.

Encore plus gros, le "combi", sorte de mini-bus dont le principe de fonctionnement est assez complexe. Je vais donc m'évertuer à vous l'expliquer de la manière la plus simple possible.
Le principe de base est simple, des compagnies de mini-bus assurent un certain itinéraire fixe et plus ou moins propre à chacune d'entre elles. On peut arrêter le véhicule à n'importe quelle endroit de son trajet et en descendre pareillement. Une grille de tarif est généralement apposée sur une des vitres du "combi" mais la population jugeant ces tarifs trop honéreux, ils n'ont jamais été appliqués. En cours de trajet, le "cobrador" (personne chargée de faire monter et descendre les passagers du "combi") demande aux passagers de payer.

En blanc et mauve, le sus-dit "cobrador", qui passe le plus clair de son temps la tête dehors à citer son itinéraire.
Sur cette photo, on peut voir 2 "cobradors", je vous laisse deviner (c'est pas trop difficile), réponse au prochain numéro.
Pour la petite histoire, il m'est arrivé de voyager en compagnie de 36 autres passagers dans ce type de mini-bus. C'était bien marrant mais heureusement que ce n'est pas toujours comme ça (il y en avait 6 sur le toit)!
Le chauffeur et le "cobrador" sont rémunérés en fonction du nombre de passagers qu'ils embarquent, le chauffeur gagnant un peu plus.
Tout le long du parcours, sont placés enviro
n 3 à 5 "pointeurs" qui donnent les écarts entre les différents combis d'une même compagnie afin de garder une certaine "cohérence". Pour chaque passage, le "cobrador" donne 20 centimes de sole (5 centimes d'euros) à l'informateur.
Le coût du trajet varie de 0.50 à environ 3 s
oles en fonction de la longeur du trajet parcouru.


Vu que la population est très croyante, la plupart des compagnies ont un nom religieux . Ici la compagnie Aleluya, qui ne démérite pas son nom car bien souvent, on se demande comment se fait-il que l'on termine le voyage en vie...
J'espére que les plus téméraires m'auront suivi dans mes explications tortueuses, si certains d'entre vous sont intéressés par le sujet et ont quelques questions, qu'ils n'hésitent pas à me les faire parvenir, je me ferai un plaisir de'éclairer leur lanterne.

Toujours plus gros, le bus.

Leur fonctionnement est simple, leur état plutôt vétuste. Ils suivent un trajet sur lesquel se trouvent plusieurs arrêts où l'on peut monter et descendre. On paye son trajet au chauffeur en montant dans le bus etla présence d'un "cobrador" est aléatoire. L'intérêt réside dans le fait que le trajet coûte un peu moins cher.Toutefois, il dure plus longtemps du fait de l'ancienneté des bus en question.


Le dernier moyen de transport (promis), le car.
Afin de parcourir des grandes distances au Pérou, il est nécessaire de recourir aux agences de car. En effet, le train est inexist
ant et l'avion coûte bien plus cher (je ne vous expliquerai pas le fonctionnement de celui-ci, vous le connaissez déjà).
Il existe donc différente agences qui proposent différents tarifs. Les itinéraires sont les mêmes et, comme vous pouvez vous en douter, certaines compagnies sont réputées plus sures que d'autres...
Le principe de fonctionnement est ass
ez simple, il existe des terminaux dans les principales villes du pays et les cars vont de terminal en terminal. On peut au choix, prendre son billet et partir depuis le terminal ou monter dans le bus en cours de route puisque, là aussi, il y a un "cobrador".
Terminal typique d'une compagnie sérieuse:
Il est toutefois à noter que les chauffeurs ne prennent pas toujours les gens qui se placent sur les bords des routes en raison des risques d'attaques. Pour vous donner un exemple, lorsque j'ai voyagé jusqu'à Ayacucho, le chauffeur n'a pris aucun passager de plus en cours de route.
Durant le voyage, des vendeurs ambulants montent et descendent du bus pour proposer généralement des sandwichs, des boissons, des gâteaux (maison) et des babioles en tout genre (pince à couper le fil éléctrique, baume miracle...).
Dans quasiment tous les bus, il y a des télévis
eurs qui permettent de voir des navets en tout genre (je ne savais pas que Van Damme avait tourné autant de navets!!). Le scénario est presque toujours le même, les méchants tuent la famille du héros et celui-ci se venge en tuant tous les méchants (bien fait!...).

Dernière précision, ici il n'y a bien évidemment pas de contrôle anti-pollution et presque tous les véhicules ont tendance à dégager une fumée noire derrière eux...

Photo d'une station service avec quelques véhicules pour le moins incongrus sur nos routes de France, de gauche à droite nous avons une moto-taxi, un papi péruvien, une pelleteuse, un combi (dans le fond si si) et un taxi.

16 juin 2006

Nouvelle étape

Ayacucho me voilà! Après un bref passage à Lima, je me trouve actuellement à Ayacucho pour 3 semaines de travail dans une autre branche de la brigade. Le voyage a été plutôt fatiguant (9 heures de route sans arrêt). Maintenant que je suis arrivé en vie, je peux vous le dire, j'ai pris le seul bus qui a fait le trajet cette nuit là (sur environ 10 habituellement) et il était à moitié vide car en raison d'un mouvement de grève, les compagnies de voyage ne voulaient pas prendre le risque d'envoyer des bus sur la route. En effet, ce n'est pas que les conducteurs aient voulu faire grève mais les grévistes ont la fâcheuse tendance de bloquer les routes et de bombarder de pierres tout transport collectif qui se présenterait à un barrage. Nous (les plus courageux ou les plus fous, qui sait?) sommes donc partis avec un vieux bus pour le moins inconfortable et présentant une vitre cassée par se qui semblait être un impact de balle. Bref, vu ma taille et vu l'ancienneté du bus, j'ai bien dû dormir 2 heures au maximum. Je suis entré en contact avec la présidente de l'association sur place et tout se passe pour le mieux jusqu'à présent (excepté que l'eau ici n'est pas froide mais plutôt glacée). Je vous ferai parvenir des photos prochainement.
En attendant, un petit aperçu sur la carte (je suis environ à 2700 mètres d'altitude):

15 juin 2006

Nazca

S'il faut voir une chose à Nazca, ce sont les fameuses lignes tracées par la population Nazca aux alentours de -500. J'ai donc effectué le vol (dans un cessna) qui s'est avéré être génial, tant pour le paysage que pour la vue imprenable sur les lignes (il faut dire que j'étais aux premières loges aux côtés du pilote!).
Quelques photos :

le singe:

Une ligne de plusieurs dizaine de kilomètres (tracée plus tard):

Le colibri:

12 juin 2006

Quelques nouvelles !

Coucou tout le monde, comment allez-vous?
Bon, de mon côté, beaucoup de choses se sont passées depuis dimanche dernier (mis à part les résultats des élections présidentielles). En effet, dimanche dernier, je suis allé à Ica où je suis encore actuellement. En fin d'ap
rès-midi, des jeunes de l'association et moi-même nous sommes rendus dans un asile pour personnes âgées. Nous avons discuté avec elles et chanté quelques balades du folklore péruvien. Evidemment, comme je n'en connaissais pas les paroles, je ne pouvais pas les accompagner et me suis contenté de leur chanter frère Jacques (seul évidemment) et l'hymne de nos campagnes (a capella c'était un vrai désastre). Enfin, en partant, je me suis rendu compte que notre passage leur avait apporté un peu de bonheur vu qu'ils n'ont que peu voir pas de visites. Le travail de l'association est donc bien différent ici, les jeunes sont plus âgés (22 ans en moyenne)et l'état d'esprit est autre qu'à Ventanilla.
Mais passons car je ne suis pas ici pour travailler mais pour faire du tourisme. Donc, depuis dimanche dernier, j'ai pas mal bougé. Ica est LA ville du Pérou où l'on élabore du vin (doux et semi-sec principalement) et du pisco (alcool distillé de raisin). Je me suis donc attelé à la tâche et ai visité quelques unes des exploitations viticoles (bodegas) de la région.
Photographie des jares dans lesquelles le jus de raisin fermente pendant 2 mois:


Ica est une ville entourée de désert et il y a une petite oasis non loin, assez touristique mais tellement belle. J'y ai passé un après-midi à profiter des vacances et du soleil.
Je vous envoie de quoi rêver:




Vendredi, je me suis rendu à Pisco afin d'effectuer une petite visite. Un petit tour en bateau (pinguins, dauphins, otaries étaient de la partie) et quelques promenades le long du littoral plus tard, je suis retourné dormir à Ica.
Je vous laisse apprécier le paysage:






Bon, je m'arrête là pour aujourd'hui parce que je suis sur le point de partir prendre mon avion pour survoler les lignes de Nazca!

07 juin 2006

Résultat des élections présidentielles

Bon, malheureusement, Alan a remporté les élections présidentielles. Je n'arrive pas vraiment à comprendre le peuple péruvien sur ce point là, j'ai bien peur que la pauvreté et le manque d'éducation politique les rendent aveugles et leur causent des troubles de la mémoire... Mais il fallait bien qu'un candidat l'emporte. En chiffres, Allan a obtenu environ 52,5% des suffrages (vous devriez être capable de trouver tout seuls le score de Ollanta mais bon, pour Pauline et Nathalie, je vous le donne lol ) Ollanta a obtenu à peu près 47,5% des votes et le taux d'abstention fut de 4%. Ça peut vous paraître très faible mais il faut savoir qu'au Pérou, s'il on ne va pas voter sans une raison valable (et elles se comptent sur les doigts de la main) on doit payer une amande de 130 soles (ce qui équivaut à environ 35 euros et qui est représente un peu moins d'une une semaine de travail ici).

02 juin 2006

Le grand événement du week-end

Ce dimanche a lieu un rendez-vous national pour tous les Péruviens et Péruviennes de ce pays. En effet, dimanche, je quitte Ventanilla pour me rendre à Ica! Euh... non. En effet, dimanche se déroule le sescond tour des élections présidentielles du pays (ça sonne déjà mieux).
Les deux candidats ayant survécu sont Alan Garcia et Ollanta Humala.
Le premier n'est pas inconnu du grand public car il fut président du pays de 1985 à 1990. Agé de 36 ans lors de sa prise de fonctions, il a réussi l'exploit (excusez du peu) d'obtenir sur 5 ans une inflation cumulée de 2 200 200 % (si si, c'est possible, je ne me suis pas trompé) et de faire passer le déficit budgétaire du pays à 900 millions de dollars !! Bon, comme si ça ne suffisait pas, il s'est cru obligé pendant son mandat de baffouer à plusieurs reprises les droits de l'homme en commanditant le massacre de plusieurs centaines de personnes, une enquête officielle affirme que 1 600 personnes ont disparues pendant ces 5 ans (un nouveau triangle des Bermudes est né !) et Alan Garcia est "soupçonné" d'avoir détourné quelques malheureux millions de dollars. Pour les intéressés, voici un petit lien -
lien - permettant d'en appredre un peu plus. Aujourd'hui, Alan Garcia, grâce à un programme populaire (si ce n'est populiste) a réussi le tour de force de faire oublier le passé à un bon nombre de Péruviens. Selon les sondages, il devrait remporter le scrutin de dimanche… Personnellement, je pense qu’il est inutile de vous préciser que je pense que le pays ferait un grand pas en arrière.
Le second candidat, Ollanta Humala, est pour sa part bien moins connu du public. Ancien militaire de carrière aujourd’hui à la retraite, il a suivi quelques années de cours en sciences politiques et se présente pour la première fois à des élections. Ses idées relèvent d’un mélange des extrêmes. Il est, selon certains, raciste mais ne le revendique pas ouvertement (un peu le genre De VIlliers) et également homophobe mais peut se permettre de le revendiquer ouvertement car 99,9% des gens de ce pays sont croyants et l’église est très homophobe! Son programme reste assez flou, il annonce qu’il va nationaliser les resources naturelles du pays (pétrole, gaz natural essentiellement) pour diminuer les prix d’accés à la population (-30% sur l’essence et -25% sur le gaz). Il compte également investir 1% du PIB brut pour lutter contre la faim, ce qui est probable vu qu’il est issu d’une famille paysanne de 7 enfants. Bref, je ne lui fais pas plus confiance et je n’aimerais pas devoir choisir entre la peste et ce qui pourrait se révéler être le choléras.

Une petite photo d’Ollanta:




Une petite photo d’Alan: